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BONDS ET REBONDS

FRÉDÉRICK DUCHESNEAU LA PRESSE

« Un sport difficile à enseigner, mais une fois compris, wow ! Ça se joue à un train d’enfer et ça devient très spectaculaire. »

Denis Taillefer nous a envoyé ce message lorsqu’il a lu, à la fin de la publication précédente de cette rubrique, que le tchoukball serait le prochain sport abordé. M. Taillefer, retraité de l’éducation physique depuis 2015, affirme que le « tchouk » a été enseigné à plus de 3000 élèves à l’externat Sacré-Cœur de Rosemère, où il travaillait.

Alexis Lessard-Hébert, également éducateur physique, en plus d’être vice-président de la Fédération québécoise de tchoukball, corrobore son évaluation. L’enseignement et l’assimilation totale de ce sport peuvent lui prendre trois ou quatre cours avec ses élèves du primaire. Mais le temps investi vaut le coup.

« Les jeunes tripent là-dessus. C’est mon incontournable », lance le prof de Sainte-Julie.

Règles de 3

D’accord, mais qu’est-ce ? Le tchoukball puise beaucoup dans le handball, avec un peu de volleyball et même une petite touche de ballon-chasseur.

Avant toute chose, il faut regarder la vidéo associée à ce texte. Partant de là, voici la base.

Deux petits trampolines inclinés se trouvent à chaque extrémité de la surface de jeu. Le but est de lancer le ballon sur l’un ou l’autre de ces trampolines de manière à le faire retomber sur le terrain, hors de portée des joueurs de l’équipe adverse. Si cette action est réussie, que le ballon rebondit donc au sol, on marque un point.

On connaît la règle de 3 des mathématiques. Le tchoukball a aussi ses propres règles de 3, autour desquelles il s’articule.

· 3 passes maximum (excluant la mise au jeu) avant d’effectuer un tir

· 3 secondes maximum de possession du ballon

· 3 pas maximum avec le ballon

· 3 lancers de suite maximum sur le même trampoline

Autres règles importantes : aucun drible, aucune obstruction, aucune interception.

Cette dernière « est la chose la plus difficile à faire comprendre aux défenseurs », écrit M. Taillefer. C’est effectivement inhabituel.

Cela dit, c’est également ce qui rend le tchoukball « génial à enseigner », aux yeux d’Alexis Lessard-Hébert. Pas d’interceptions signifie pas de marquage, bref pas de contacts.

« Donc, même la personne la moins habile peut recevoir des passes, puis faire des lancers et marquer. »

— Alexis Lessard-Hébert, vice-président de la Fédération québécoise de tchoukball

Les règles du tchoukball en font aussi un sport très agréable à jouer mixte, ajoute-t-il (voir les règles en bref pour plus de détails).

15 sur 16 à Taïwan

Alexis Lessard-Hébert a participé à quelques championnats mondiaux avec l’équipe canadienne. Qui est en fait une équipe 100 % québécoise, précise-t-il.

Taïwan, le mot est faible, domine le sport. Outrageusement.

Huit championnats du monde ont eu lieu depuis 1984. Les Taïwanaises les ont tous gagnés. Quant aux hommes, ils n’ont laissé échapper que celui de 2004, devant les leurs.

« Après le baseball, c’est quasiment leur sport national. C’est big. Ils commencent à 3, 4 ans, un peu comme le hockey ici », raconte Alexis.

C’est toutefois un Suisse qui a inventé le tchoukball, au cours des années 1960. Médecin côtoyant un grand nombre d’athlètes blessés, le Dr Hermann Brandt voulait créer un sport à faibles risques – sans contacts – qui stimulerait du même coup la popularité de l’activité physique.

Le tchoukball est surtout présent en Europe et en Extrême-Orient, mais également dans beaucoup d’écoles primaires québécoises, affirme Alexis Lessard-Hébert, qui a lui-même formé d’autres enseignants à ce sport.

Il a par ailleurs créé une ligue à Sainte-Julie, où tous et toutes sont les bienvenus. Il en existe également, à tout le moins, à Montréal, à Laval et au Saguenay.

Merci à Alexandra Bwenge pour la suggestion

LES RÈGLES EN BREF

Un joueur ne peut pénétrer dans la zone interdite (demi-cercle de 3 m de rayon devant les trampolines) avec le ballon.

Une équipe peut marquer des points des deux côtés (donc, il n’y a pas de « zone » assignée).

Un point est donné à l’équipe adverse si un tir retombe dans la zone interdite, manque le trampoline, retombe hors limite ou retouche le tireur.

Un défenseur qui attrape un rebond avant qu’il ne touche le sol peut immédiatement le relancer au trampoline, appelé cadre.

Se joue généralement à sept contre sept, mais ce nombre peut varier.

Nous vous faisons grâce ici des nombreux types de fautes.

Liens de l’article : https://plus.lapresse.ca/screens/ca7d077f-1102-47ca-91fa-a109b983d849__7C___0.html?fbclid=IwAR0UaaL-vw1akny47KH4jkxv6y6IZCr1nxsnyN6zV–jDklKetmC87vgyPY

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